👋 Moi, c’est Gisèle. Coréenne, éditrice beauté, et installée à Séoul. Ici, je te parle de K-beauty comme à une amie — sans blabla marketing, juste ce qui marche vraiment et ce que j’utilise au quotidien.
Tu as déjà retourné une crème solaire coréenne pour regarder l’étiquette ? Si oui, tu es sûrement tombée sur ça : « SPF50+ PA++++ ».
Et là, petite hésitation. Le SPF, ok, on connaît. Mais ce « PA » suivi d’une rangée de petits +… c’est quoi exactement ? Le truc, c’est que sur ta crème solaire française, tu ne le trouveras quasiment jamais. Alors soit c’est un détail marketing, soit c’est important — et personne ne prend le temps de te l’expliquer.
Spoiler : c’est important. Et une fois que tu auras compris, tu ne regarderas plus jamais une étiquette de crème solaire de la même façon. Promis, pas de jargon scientifique imbuvable — juste ce qu’il faut pour choisir mieux.
Au sommaire
- PA++++… c’est quoi au juste ?
- Attends, il y a plusieurs types de soleil ?
- Pourquoi ta crème française n’a pas de « PA » ?
- Pourquoi les crèmes coréennes ne collent pas
- Concrètement, je regarde quoi sur l’étiquette ?
- Le mot de la fin
- FAQ
PA++++… c’est quoi au juste ?
Allons droit au but : les petits « + » mesurent à quel point ta crème te protège du vieillissement de la peau.
Plus il y a de +, plus la protection est forte. PA+ c’est un peu, PA++++ c’est le maximum. Voilà. C’est vraiment aussi simple que ça.
Tu te demandes peut-être : « mais le SPF, il sert pas déjà à ça ? » Eh bien… pas tout à fait. Et c’est là que ça devient intéressant. Le SPF et le PA ne protègent pas contre la même chose. Imagine deux gardes du corps : l’un surveille la porte d’entrée, l’autre la porte de derrière. Si tu n’en as qu’un, il reste une porte grande ouverte.
Pour comprendre pourquoi, il faut parler deux minutes du soleil. (Deux minutes, pas plus, je te le promets.)
Attends, il y a plusieurs types de soleil ?
Pas plusieurs soleils, rassure-toi. Mais les rayons qu’il envoie, eux, ne sont pas tous pareils. Il y en a deux qui nous intéressent, et le plus simple, c’est de les voir comme deux personnages très différents.
Le premier, c’est celui qui fait mal. Celui qui te transforme en écrevisse après une journée à la plage, qui fait peler tes épaules. Bruyant, immédiat, impossible à ignorer. C’est lui que le SPF tient à distance. (Cela dit, ce premier rayon n’est pas tout blanc non plus : il participe un peu au vieillissement. Mais son rôle principal, c’est la brûlure.)
Le deuxième est beaucoup plus sournois. Lui, tu ne le sens pas. Pas de rougeur, pas de coup de chaud, rien. Sauf qu’il s’infiltre en profondeur, jour après jour — même en hiver, même quand le ciel est gris, même à travers la vitre de ton bureau ou de ta voiture. Et c’est lui le vrai responsable des rides précoces et des taches qui apparaissent « sans raison ». Celui-là, c’est le PA qui s’en occupe.
Tu vois le problème ? Une crème qui ne gère que le premier te laisse exposée au second — le plus discret, mais celui qui marque ta peau sur le long terme. Le SPF te protège de ce que tu sens. Le PA te protège de ce que tu ne sens pas.
💡 Le tip de Gisèle
Tu connais cette idée reçue qu’on n’a « pas besoin de crème solaire quand il ne fait pas beau » ? Le rayon sournois, lui, se fiche complètement de la météo. Gris, pluvieux, plein hiver : il est là. C’est exactement pour ça qu’à Séoul, la crème solaire n’est pas un geste d’été — c’est toute l’année.
Mais alors, pourquoi ta crème française n’a pas de « PA » ?
Voici le petit twist : ta crème solaire française protège aussi contre le rayon sournois. Elle ne te laisse pas tomber, rassure-toi. Le truc, c’est qu’elle te le dit autrement.
Si tu regardes bien ton étiquette française, tu trouveras peut-être un petit logo : les lettres « UVA » entourées d’un cercle. C’est ça, l’équivalent européen. Ça veut dire : « ce produit protège contre le rayon sournois, promis. »
Sauf qu’il y a une différence de taille avec le système coréen, et c’est tout l’intérêt :
- Le cercle UVA européen, c’est un tampon « validé ». Soit le produit a le tampon, soit il ne l’a pas. Ça te dit qu’il atteint le minimum requis — point. Pas plus de détail.
- Le PA++++ coréen, lui, c’est une note sur quatre étoiles. Il ne te dit pas juste « c’est bon », il te dit à quel point c’est bon.
Tu vois la nuance ? Côté français, tu sais que la porte de derrière est surveillée. Côté coréen, on te précise en plus à quel point ce garde est costaud. Ni mieux ni moins bien dans l’absolu — mais pour quelqu’un qui veut choisir finement son niveau de protection, le petit décompte de + est franchement plus parlant.
Au passage, si décoder les étiquettes coréennes t’intrigue, j’en ai fait tout un article sur comment lire une étiquette de cosmétique coréen.
💡 Le tip de Gisèle
Donc non, ta crème française ne te « ment » pas. Disons juste qu’elle est… discrète sur ses performances. Le réflexe à prendre : cherche le cercle UVA sur tes produits français, et le PA sur les coréens. Dans les deux cas, tu veux que la porte de derrière soit bien gardée.
Pourquoi les crèmes coréennes ne collent pas (et ne laissent pas de voile blanc)
Arrivée ici, tu te dis peut-être : « ok, mais est-ce que les crèmes coréennes sont vraiment si agréables que ça ? » Je vais être honnête avec toi — oui. Et pas parce qu’il y aurait un ingrédient magique secret. La raison est beaucoup plus terre-à-terre.
En Corée, la crème solaire n’est pas un truc qu’on sort l’été pour aller à la plage. C’est un soin qu’on applique tous les matins, toute l’année, sous le maquillage. Et quand un produit doit être porté tous les jours par des millions de personnes, il a intérêt à être agréable. Sinon, personne ne le met.
Du coup, à force, tout s’est aligné autour de ce quotidien :
- Pas de voile blanc, parce que personne n’a envie d’avoir le visage gris sous son fond de teint.
- Pas d’effet collant, parce qu’avec l’humidité des étés coréens (crois-moi, ça transpire), une texture lourde, c’est juste insupportable.
- Une texture légère qui se fond, parce que la crème solaire, c’est la dernière étape de la routine — si elle fait des paquets, elle gâche tout ce que tu as mis en dessous.
Bref, ce n’est pas de la magie. C’est juste que ces crèmes ont été pensées pour être mises vraiment tous les jours. Et ça, ça change tout au quotidien. (Si tu veux remettre la crème solaire à sa place dans l’ensemble du rituel, je t’explique la dernière étape de ta routine ici.)
💡 Le tip de Gisèle
La réaction n°1 de mes amies françaises qui essaient une crème solaire coréenne pour la première fois ? Ce n’est pas « waouh, quelle protection ». C’est : « attends, c’est ça une crème solaire ?! » — à cause de la texture. C’est souvent ça, le déclic.
Bon, concrètement, je regarde quoi sur l’étiquette ?
Assez de théorie. Devant le rayon (ou ton écran), voici les deux seules choses à vérifier :
- Le SPF : vise 50+. C’est la valeur la plus confortable pour un usage quotidien, surtout si tu as la peau claire.
- Le PA : vise PA+++ ou PA++++. À partir de trois +, tu es tranquille sur le rayon qui fait vieillir.
Voilà, c’est tout. Si les deux sont là, le produit fait correctement son travail des deux côtés.
Reste une question : quelle texture pour ta peau ? Parce que la meilleure crème solaire, c’est surtout celle que tu auras envie de remettre tous les jours.
- Peau grasse ou mixte → une texture gel ou fluide, finish mat. Légère, elle ne fait pas briller.
- Peau sèche → une texture plus crémeuse, qui hydrate en même temps qu’elle protège.
- Peau sensible → une formule courte et apaisante, sans parfum si ta peau réagit facilement.
Pas besoin d’y passer trois heures. Les deux mentions, ta texture, et tu peux y aller.
Le mot de la fin
Si tu ne devais retenir qu’une chose : une bonne crème solaire te protège des deux côtés — de ce que tu sens, et de ce que tu ne sens pas. Le SPF pour l’un, le PA pour l’autre.
Et la vérité, c’est que la « meilleure » crème n’existe pas dans l’absolu. La meilleure, c’est celle que tu remets le matin sans y penser, parce que sa texture te plaît. Une protection en or que tu laisses au fond d’un tiroir ne protège personne.
Alors la prochaine fois que tu retournes un tube et que tu tombes sur ce fameux PA++++ — tu sauras exactement ce qu’il te raconte. 😉
💡 Les deux ou trois trucs à ne pas oublier
- On en remet dans la journée si on reste dehors longtemps — aucune crème ne tient huit heures d’affilée.
- Ciel gris ≠ jour de congé : le rayon sournois, lui, travaille quand même.
- La quantité compte autant que le produit. La plupart d’entre nous en mettent trop peu.
FAQ
« PA++++ », c’est mieux que « SPF 50 » ?
Ce n’est pas une question de mieux ou moins bien : les deux ne mesurent pas la même chose. Le SPF te protège du rayon qui brûle, le PA de celui qui fait vieillir. Une bonne crème affiche les deux. Donc l’idéal, c’est SPF 50+ et PA+++ ou ++++, pas l’un à la place de l’autre.
Je peux mettre une crème solaire coréenne tous les jours, même au bureau ?
Oui, et c’est même tout l’intérêt. Ces formules sont pensées pour un usage quotidien sous le maquillage. Et oui, même au bureau : le rayon sournois passe à travers les vitres. Si tu restes près d’une fenêtre toute la journée, ta peau le sent (sans que toi, tu le sentes).
Si mon SPF est élevé, je peux zapper la réapplication ?
Non, malheureusement. Aucune crème, même PA++++ SPF 50+, ne tient toute la journée : elle s’estompe avec la transpiration, le sébum, les mains qui touchent le visage. Si tu es dehors un moment, on en remet dans la journée. Et le plus gros piège, ce n’est pas l’indice — c’est la quantité : la plupart d’entre nous en mettons deux fois trop peu.

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